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Festival d'Avignon (In) Sélections

74ème Festival d’Avignon : têtes d’affiche et belles promesses

Si l’édition 2020 du festival d’Avignon devait avoir lieu, elle ne manquerait pas de têtes d’affiche et de belles promesses.
Tour d’horizon du programme, côté Théâtre.

L’incertitude que la pandémie de Covid-19 fait planer au-dessus du 74ème festival d’Avignon, dont la tenue du 3 au 23 juillet est menacée, en ferait presque oublier sa programmation. Si l’édition 2020 devait avoir lieu, elle ne manquerait pas de têtes d’affiche et de belles promesses. Tour d’horizon du programme, côté Théâtre.

Têtes d’affiche du festival d’Avignon 2020

Après Les Tragédies romaines en 2008, Les Damnés en 2016 et Les choses qui passent en 2018, Ivo Van Hove revient à Avignon avec Freud, annoncé comme « la plongée fiévreuse et exaltée du jeune Sigmund Freud dans les profondeurs de l’esprit humain et ses découvertes innovantes qui conduiront à la psychanalyse. »

Emma Dante présente deux pièces : Misericordia, « hommage aux femmes et à leur capacité d’amour et de résistance », et Pupo di Zucchero – La Festa dei morti (La Statuette de sucre – La Fête des morts), qui s’intéresse à « la mémoire des morts et la solitude des vivants. »

Angélica Liddell est très attendue avec le troisième volet de Histoire(s) du théâtre, intitulé Liebestod, « une invitation à faire l’expérience de l’absolu en amour. »

Oskaras Koršunovas, avec Otelas, d’après Othello de William Shakespeare, « prend à partie nos sociétés gangrénées par la peur de l’autre et la jalousie dans un besoin de compréhension et d’altérité. »

Bonnes surprises ?

Prix du Jury et des Lycéens de la dernière édition du festival Impatience (festival dédié aux compagnies émergentes), Les Femmes de Barbe-Bleue, écriture collective mise en scène par Lisa Guez, « interroge le désir féminin et son auto-conditionnement. »

La pièce La réponse des hommes, de et mise en scène par Tiphaine Raffier, observe « les plis et replis de la morale et des gestes d’entraide dans nos sociétés contemporaines. »

Enfin, les Belges de Raoul collectif (Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szézot) pourraient bien défriser cette édition avec Une cérémonie, en posant la question suivante : « que célébrer aujourd’hui dans un monde qui ne pose pas de rituels mais ne fait que raconter l’urgence ? »