SELECTION PLUSDEOFF _ERSATZ julien mellano photo Laurent Guizard

22 pièces à voir avant la fin (du Festival d’Avignon off 2019), la sélection PLUSDEOFF

festival-avignon-off-selection-plusdeoffVous connaissez les critères de la sélection PLUSDEOFF, sélection de pièces de théâtre contemporain publiée chaque année à l’occasion du Festival off d’Avignon : outre l’incontournable qualité du texte et du jeu, cette sélection valorise la prise de risque, le fait que le sujet soit en prise directe avec le monde tel qu’il est, l’engagement, le caractère versatile, subversif, courageux, l’originalité. Cliquez sur le titre d’une pièce pour en savoir davantage et… régalez-vous !

Exceptionnel

Ces propositions sont de celles qui marquent les esprits et restent durablement en mémoire.

— Le visuel ERSATZ (11h30, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 24 juillet) est un ovni, signé Julien Mellano (collectif Aïe Aïe Aïe), aussi réflexif que poétique.

ET LE CŒUR FUME ENCORE (18h05, au 11 Gilgamesh Belleville jusqu’au 26 juillet), dantesque travail de Alice Carré et Margaux Eskenazi sur la guerre d’Algérie.

— Il était très attendu après LE CHIEN, LA NUIT ET LE COUTEAU. Louis Arene (compagnie Munstrum Théâtre) place la barre encore plus haut avec 40 DEGRÉS SOUS ZÉRO (21h35, à La Manufacture jusqu’au 25 juillet), deux pièces de Copi sur lesquelles il appose son style à la fois sombre et incandescent.

— Que vient faire HAMLET (22h10, au 11 Gilgamesh Belleville jusqu’au 26 juillet), pourriez-vous dire, dans une sélection en théâtre contemporain ? La réponse est simple : lorsqu’un metteur en scène, comme le fait ici Jérémie Le Louët (compagnie des Dramaticules), saisit dans un grand texte l’atemporel, nous sommes bien en terrain contemporain. Et quand une inventivité débridée s’ajoute, on est dans l’exceptionnel.

À voir absolument

L’édition 2019 du Festival est généreuse en pièces d’excellente facture, que ce soit par leur originalité, leur engagement, leur intelligence.

ON EST SAUVAGE COMME ON PEUT (19h40, au Théâtre des Doms jusqu’au 27 juillet), du (jeune) collectif Greta Koetz est une pure merveille à l’écriture et au jeu, qui va vous retourner.

NÉE UN 17 OCTOBRE (22h10, à La Factory salle Tomasi jusqu’au 28 juillet), est un devoir de mémoire auquel s’est attelée avec cœur la metteure en scène Mounya Boudiaf (compagnie Kalaam).

RIEN NE SAURAIT ME MANQUER (19h20, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 24 juillet), ou la génération Y vue par la génération Y (texte de Agathe Charnet, mise en scène de Maya Ernest, compagnie Avant l’Aube), va dynamiter votre Festival.

DES CARAVELLES ET DES BATAILLES (17h00, au Théâtre des Doms jusqu’au 27 juillet) fait appel à l’imagination pour nous amener ailleurs.

ANTIOCHE (16h10, au 11 Gilgamesh Belleville jusqu’au 26 juillet) fait souffler un vent de fraîcheur, venu du Québec et de la compagnie Théâtre Bluff, sur le sujet épineux du déracinement et de la radicalisation.

— Coup de cœur pour ÉCHOS RURAUX (10h00 les jours pairs, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 24 juillet), vivant résultat d’un travail de terrain, en milieu rural, effectué par Mélanie Charvy et Millie Duyé (compagnie Les Entichés).

LE DERNIER OGRE (14h45, au 11 Gilgamesh Belleville jusqu’au 26 juillet), nouvelle création du conteur/acteur Marien Tillet (compagnie Le Cri de l’Armoire), entouré du guitariste émérite Mathias Castagné et du live painter Samuel Poncet.

SÉISME (11h55, à La Manufacture jusqu’au 25 juillet), à La Manufacture, brillant texte de Duncan Mcmillan sur le couple, que Arnaud Anckaert (compagnie Théâtre du Prisme) met en scène en un saisissant plan-séquence.

— Le littéraire CRÂNE (10h00, au Théâtre des Doms jusqu’au 27 juillet), dans lequel Antoine Laubin et Thomas Depryck (compagnie De Facto) scrutent avec délicatesse l’âme de Patrick Declerck.

— 3 seule-en-scène se démarquent. Les deux premières ont, à juste titre, fait beaucoup parler d’elles : Élise Noiraud dans LE CHAMP DES POSSIBLES (18h45, au Théâtre Transversal jusqu’au 28 juillet), et Déborah Lukumuena dans ANGUILLE SOUS ROCHE (19h30, à La Parenthèse jusqu’au 19 juillet). Une troisième actrice est à découvrir : Morgane Peters dans IPHIGÉNIE À SPLOTT (21h40, à Artéphile jusqu’au 27 juillet).

Très bien aussi…

Les pièces listées plus haut sont à voir en priorité, mais si vous disposez de plus de temps, vous pouvez sans crainte ajouter à votre programme les pièces suivantes.

LE SYNDROME DU BANC DE TOUCHE (10h00, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 24 juillet), où Léa Girardet, après des années de disette, décide de muscler son jeu façon Aimé Jacquet.

PRONOM (18h30, au 11 Gilgamesh Belleville jusqu’au 26 juillet), une comédie romantique destinée, une rareté pour le moment, aux adolescent.e.s, sur le thème de la transidentité, mise en scène par Guillaume Doucet (Groupe Vertigo).

J.C. (22h20, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 24 juillet), curiosité où Douglas Grauwels (compagnie Regen Mensen) se livre à un numéro dans la peau (et la tête) de Jean-Claude Van Damme.

TOUTES LES CHOSES GÉNIALES (10h15, à La Manufacture jusqu’au 27 juillet), du feel good théâtre de Duncan Mcmillan mis en scène par Arnaud Anckaert (compagnie Théâtre du Prisme).

PEUR(S) (18h55, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 24 juillet), pièce de Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre mise en scène par Sarak Tick (compagnie JimOe) dont le point de départ est la détention à Guantanamo, pendant 7 ans, de Lakhdar Boumediene.

TONNERRE DANS UN CIEL SANS NUAGE (10h00 les jours impairs, au Théâtre du Train Bleu jusqu’au 23 juillet), désopilante comédie du langage proposée par le collectif Mind The Gap.


Crédit photo : Laurent Guizard (Julien Mellano dans ERSATZ.)


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