IPHIGENIE A SPLOTT THEATRE

IPHIGÉNIE À SPLOTT, à Artéphile

festival-avignon-off-selection-plusdeoffDouble découverte : d’abord celle du texte de l’auteur gallois Gary Owen, dont il s’agit de la première traduction en Français, par Kelly Rivière et Blandine Pélissier (cette dernière met en scène.) Ensuite, découverte d’une actrice qui réalise une performance fort prometteuse dans ce seule-en-scène exigeant, Morgane Peters.

Le texte est une véritable merveille. Gary Owen nous emmène chez ceux qu’on entasse dans de pauvres immeubles, tout juste la permission d’exister accordée, à Splott, dans la banlieue sud de Cardiff. Y zone Effie, sans emploi, agressivité en gibecière, houspillant quiconque ose la contrarier. Pour oublier le quotidien, elle se drogue et s’alcoolise. Un soir, lors d’une virée, elle entrevoit la lumière, dans le regard d’un homme qui ne détourne pas les yeux…

Morgane Peters empoigne avec ardeur et justesse les mots de Effie, Iphigénie des laissés-pour-compte oscillant sans cesse entre gouaille féroce et sensibilité cachée. Le texte requiert du souffle, de l’énergie, une aptitude à l’émotion enfouie puis libérée, des qualités dont elle fait étalage avec beaucoup de panache durant une heure trente. À voir d’urgence !

—Walter Géhin, PLUSDEOFF


IPHIGÉNIE À SPLOTT

ARTEPHILE THEATRE AVIGNONÀ voir durant le FESTIVAL D’AVIGNON OFF 2019 à ARTÉPHILE (5 bis, rue Bourg Neuf) à 21h40, du 6 au 27 juillet, relâche les 7, 14 et 21. Réservation au 04 90 03 01 90.

IPHIGÉNIE À SPLOTT / De Gary Owen / compagnie Les cris du nombril / Traduction Kelly Rivière et Blandine Pélissier / Mise en scène Blandine Pélissier / Avec Morgane Peters / Collaboration artistique, scénographie et graphisme : So Beau-Blache / Création lumière Ivan Mathis / Création son Loki Harfag / Régie Chloé Bégou.


Crédit photo : Anne Cabarbaye.

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