TCG1BrunoDewaele

TOUTES LES CHOSES GÉNIALES, à La Manufacture

festival-avignon-off-selection-plusdeoffIl y a des pièces, elles ne sont pas légion, dont on sort requinqué.e et prêt.e à affronter, mieux encore accueillir avec un haussement d’épaules, relativiser, dédaigner, les vicissitudes de la vie. En somme un feel good théâtre, catégorie dans laquelle TOUTES LES CHOSES GÉNIALES, pièce de Duncan Macmillan et Jonny Donahoe mise en scène par Arnaud Anckaert, entre le sourire aux lèvres.

Sur scène, un homme (joué par Didier Cousin) se remémore son enfance. Et le commencement d’une liste, d’abord limitée à quelques entrées, contenant toutes les choses qui lui paraissent géniales. Une couleur, un sportif, une situation, une sensation… La liste enfle, accompagne son adolescence puis son passage à l’âge adulte, devient pléthorique. Pourquoi une telle liste ? Outre qu’elle repose sur une belle aptitude à dénicher dans les moindres recoins ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, son positivisme acharné répond à un manque que l’homme évoque avec pudeur et qui se devine entre les lignes.

Une habileté dans la litote qui fait en grande partie le charme de ce texte, parfaitement restituée par la mise en scène de Arnaud Anckaert et le jeu sensible de Didier Cousin qui, par de courtes participations bien dosées et un réel sens de la connivence, entraîne le public dans la constitution de la liste et ses circonstances, qu’elles soient heureuses ou non.

—Walter Géhin, PLUSDEOFF


TOUTES LES CHOSES GÉNIALES


À voir durant le FESTIVAL D’AVIGNON OFF 2019 à LA MANUFACTURE
(Intramuros) à 10h15, du 5 au 25 juillet, relâche les 11 et 18. Réservation au 04 90 85 12 71.

TOUTES LES CHOSES GÉNIALES / de Duncan Macmillan (avec Jonny Donahoe) / Compagnie Théâtre du Prisme / Mise en scène Arnaud Anckaert / Traduction Ronan Mancec (l’auteur est représenté dans les pays de langue française par l’Agence R&R, Renauld and Richardson, Paris. En accord avec l’agence anglaise Casarotto Ltd London.) / Avec Didier Cousin / Régie Agathe Mercier.


Crédit photo : Bruno Dewaele.