LE-CHAMP-DES-POSSIBLES-avignon off 2019

Présélection pour bien débuter votre Festival d’Avignon off 2019

Que vous soyez prudent.e ou téméraire, débutez votre Festival d’Avignon off 2019 avec la présélection PLUSDEOFF. (par Walter Géhin)

Théâtre du Train Bleu

Sans doute le théâtre présentant le programme le plus audacieux de cette édition, porté en grande partie par des compagnies émergentes, jouant parfois leur propre texte. Certaines se sont déjà montrées à leur avantage au Festival, comme la Compagnie Les Entichés (J’APPELLE MES FRÈRES, PROVISOIRE(s)), qui présente ÉCHOS RURAUX (10h, jours pairs). Le visuel ERSATZ (11h30) de Julien Mellano fait partie des ovni à ne pas rater. Allez voir RIEN NE SAURAIT ME MANQUER (19h20) pour dynamiter votre Festival.

Théâtre des Doms

Tandis que le Théâtre des Doms fait la part belle aux spectacles jeune public, au nombre de quatre, les adultes ne sont pas oubliés. Les deux spectacles les plus accessibles : CRÂNE (10h00), récit éclaté en trois temps (avant, pendant, après) de l’opération au cerveau, afin de retirer une tumeur, subie par l’écrivain belge Patrick Declerck ; LE GRAND FEU (22h00), où le metteur en scène Jean-Michel Van den Eeyden fait appel au rappeur Mochélan et au beatmaker Rémon Jr pour amener sur scène, en version rap, des textes de Jacques Brel.
Et, deux pièces fidèles à l’originalité remarquable que l’on retrouve d’année en année dans ce théâtre :
DES CARAVELLES ET DES BATAILLES (17h00), voyage hors de l’agitation du Monde ; ON EST SAUVAGE COMME ON PEUT (19h40), repas entre amis à menu évolutif.

La Manufacture

À voir dans un premier temps, 40° SOUS ZÉRO (21h35), composée de deux pièces de Copi, une pièce incontournable de cette édition, parce que mise en scène par Louis Arene, qui avait fait sensation il y a deux ans avec LE CHIEN, LA NUIT ET LE COUTEAU, déjà à La Manufacture. Pour spectateurs dessillés cependant.
On zieutera à profit vers SÉISME (11h55) et TOUTES LES CHOSES GÉNIALES (10h15), deux pièces de Duncan McMillan mises en scène par un spécialiste du répertoire britannique contemporain, Arnaud Anckaert.

À voir éventuellement : EXIT (12h00) de Fausto Paradivino, auteur contemporain majeur, sur les affres du couple, et APRÈS LA NEIGE (10h00), si la question du nucléaire, vue sous l’angle d’une vie possible après une catastrophe, vous intéresse.

11 Gilgamesh Belleville

À voir en priorité : LE DERNIER OGRE (14h45), nouvelle création d’un conteur/acteur en pleine ascension, Marien Tillet ; HAMLET (22h10) qui marque le (grand) retour au Festival de la Compagnie des Dramaticules ; ANTIOCHE (16h10), superbe pièce proposée par la compagnie québécoise Théâtre Bluff.
Dans un second temps : J’AI RENCONTRÉ DIEU SUR FACEBOOK (11h50), nouvelle pièce de Ahmed Madani (FILLE DU PARADIS, F(L)AMMES) ; PRONOM (18h30), comédie romantique sur le thème de la transidentité qui plaira autant aux adolescents qu’aux adultes.

Artéphile

Deuxième année pour LA MAGIE LENTE (19h20), pièce de Denis Lachaud mise en scène par Pierre Notte, très appréciée l’an passé, en dépit d’un sujet difficile, celui d’un traumatisme subi durant l’enfance ; IPHIGÉNIE À SPLOTT (21h40), qui offre aux Festivaliers exercés l’opportunité de découvrir l’auteur gallois Gary Owen.

Présence Pasteur

Plusieurs propositions intéressantes à Présence Pasteur : NOUS ÉTIONS DEBOUT ET NOUS NE LE SAVIONS PAS (12h20), récits de personnages en lutte dans la France contemporaine ; UN DÉMOCRATE (14h40), dont le protagoniste principal est Edward Bernays, inventeur dans les années 20 de techniques de manipulation des masses ; REBOTIER DIT CONTRE LES BÊTES (19h20), plaidoyer, à l’humour noir, pour la biodiversité ; COMBAT DE NÈGRE ET DE CHIENS (22h00), pièce de Koltès mise en scène par Thibaut Wenger (remarqué en 2015 avec PLATONOV.)

Théâtre des Halles

11 SEPTEMBRE 2001 (21h30), par le collectif ildi ! eldi, déjà programmé au IN.
Pour Festivaliers aguerris, LA DERNIÈRE BANDE de Samuel Beckett, avec Denis Lavant, dirigé pour la cinquième fois par Jacques Osinski (leur précédente collaboration était dans CAP AU PIRE, un autre Beckett présenté au Théâtre des Halles en 2017).

Autres théâtres

En priorité, à La Factory salle Tomasi, NÉE UN 17 OCTOBRE (22h10), pièce ayant en toile de fond la répression meurtrière par la police française d’Algériens, en 1961 à Paris ; au Théâtre Transversal, scène montante du Festival, LE CHAMP DES POSSIBLES (18h45), récent succès parisien de Élise Noiraud sur le passage à l’âge adulte ; à La Parenthèse, il ne faut manquer sous aucun prétexte la performance majeure de Déborah Lukumuena, dirigée par Guillaume Barbot, dans ANGUILLE SOUS ROCHE (19h30).

Au Théâtre des Carmes, GILGACLASH (15h00) permet de redécouvrir une légende antique, l’épopée du roi Gilgamesh, sous la forme d’un spectacle-concert aux sonorités hip-hop.

Pour les programmes plus extensibles, on pourra lorgner sur ENSEMBLE (17h00) au Chêne Noir, pièce de Fabio Marra qui connaît un immense succès depuis 4 ans à Avignon et en tournée et dont c’est l’ultime programmation au Festival, ou les deux seul-en-scène de la compagnie Astrov : MA NOSTALGIE (12h00) à La Scierie, enlevé récit par Richard Mahoungou de sa vie transbahutée du Congo-Brazzaville vers la France ; MOI, BERNARD (15h00), évocation de Koltès par Jean de Pange, à La Caserne.

festival-avignon-off-selection-plusdeoff


Crédit photo : Baptiste Ribrault (LE CHAMP DES POSSIBLES, Élise Noiraud, au Théâtre Transversal à 18h45.)

Publicités