SANDRE © Pierre Planchenault

SANDRE / Solenn Denis, Erwan Daouphars

Une femme (jouée par Erwan Daouphars) raconte les premiers temps de son mariage, ses certitudes d’alors, forgées sur l’adage maternel selon lequel un homme revient toujours au foyer quand son ventre est contenté. Elle cuisine tous les plats réconfortants et prend du poids à vouloir accompagner l’appétit de son mari. Deux enfants plus tard et le peu de beauté qu’elle s’attribuait envolé, l’adage maternel est en ruines : son mari révèle une rencontre, bientôt sa décision de la quitter. Son monde s’effondre, tandis qu’elle se sait enceinte.

Le Festival d’Avignon a ceci de particulier qu’il permet les comparaisons de manière rapprochée. Erwan Daouphars est loin de démériter dans cet ardu rôle féminin (sa présence d’homme visant à donner une distance par rapport au personnage), mais ce ne sera pas lui faire injure que de dire que dans un seul en scène d’auto-analyse d’un meurtre, Angelo Bison, dans L’avenir dure longtemps au Théâtre des Doms, est d’une tout autre intensité, comme le texte de Solenn Denis ne saurait rivaliser avec celui de cette même pièce, dans sa complexité et sa force évocatrice. À considérer comme une alternative si vous ne parvenez pas à avoir une place pour L’avenir dure longtemps.

—Walter Géhin, PLUSDEOFF


SANDRE / Texte : Solenn Denis / Mise en scène : Collectif Denisyak / Avec : Erwan Daouphars / Conception lumière : Yannick Anché / Scénographie : Philippe Casaban & Eric Charbeau / Costumes : Muriel Leriche / Décor : Nicolas Brun.

Crédit photo : Pierre Planchenault.

Festival d’Avignon off 2017 / La Manufacture / 13h45 / du 6 au 26 juillet, relâche les 12 et 19.

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