nick_gill-playwright

Nick Gill : « It’s a little depressing to find out that the themes of prejudice, colonialism and oppression are more widespread than I’d originally envisaged. »

His play MIRROR TEETH obtained very favorable reviews (my review) at the « Festival d’Avignon OFF 2014 ». Interview with English playwright Nick Gill. // Sa pièce MIRROR TEETH a reçu un accueil très favorable de la critique (ma critique) lors du Festival d’Avignon OFF 2014. Interview de l’auteur anglais Nick Gill.

PLUSDEOFF.com : « One of your creations, MIRROR TEETH, was played for the first time at the « Festival OFF d’Avignon », a major theatre event in Europe. Are you surprised by the very favourable articles that French critics have written about it, and more generally by the comments people make about it ? » // « L’une de vos pièces, MIRROR TEETH, était jouée pour la première fois au Festival OFF d’Avignon, un événement théâtral majeur en Europe. Êtes-vous surpris par les articles très favorables des critiques français, et plus généralement des commentaires à son propos ? »

Nick  Gill : « Well, I saw Le Groupe Vertigo posting a number of articles about the show, which all seemed very positive; it was very gratifying that many of them seemed to be quite lengthy pieces that went into a lot of detail about the play and the production but, given that it takes me a while to read anything in French, I couldn’t make it through most of them. I am a little surprised that it’s been well-received by French audiences, though, as I’ve always thought of it as a very English play about the worst parts of being English. Somehow Elisabeth’s translation and Guillaume’s production have made it relevant to a French audience, which is greatly to their credit, though it’s a little depressing to find out that the themes of prejudice, colonialism and oppression are  more widespread than I’d originally envisaged. » // « J’ai vu que Le Groupe Vertigo relayait plusieurs articles à propos de la pièce, qui semblaient tous très positifs; il était très gratifiant que beaucoup de ces papiers soient longs, avec force détails sur la mise en scène et le jeu, mais cela me prend du temps de lire un texte en Français donc je n’ai pas pu aller au bout de la plupart d’entre-eux. Je suis un petit peu surpris que la pièce ait été si bien reçue en France car j’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’une pièce typiquement anglaise à propos des pires tares anglaises. En quelque sorte, la traduction d’Elisabeth et la mise en scène de Guillaume l’ont rendue pertinente pour le public français, ce qui est à mettre à leur crédit, bien qu’il soit quelque peu déprimant de constater que les thèmes des préjugés, du colonialisme et de l’oppression sont plus répandus qu’envisagé. »

PLUSDEOFF.com : « Have you ever seen the production by Guillaume Doucet, and if so what do you think about this ? » // « Avez-vous eu l’occasion de voir la mise en scène de Guillaume Doucet, et si oui qu’en avez-vous pensé ? »

Nick Gill : « Guillaume and Le Groupe Vertigo were kind enough to bring me over to Rennes to see their production when it first opened; it’s a very different production to the original show in London.  Kate Wasserberg’s production was quite tight, claustrophobic and intense, being played on the Finborough Theatre’s small studio stage, and played some of the scenes as being quite understated and intense. Guillaume’s production had the room to make some much bigger theatrical gestures, and to frame the comedy more overtly as a sitcom. I’m, of course, delighted that the writing seems to be able to support several different readings, which I’ve always held to be a good sign; I think Le Groupe Vertigo’s production is fantastic. »  // « Guillaume et Le Groupe Vertigo ont eu la gentillesse de m’inviter à Rennes pour voir leur mise en scène lors de la création de la pièce ; la mise en scène est très différente de celle lors de la création à Londres. La mise en scène de Kate Wasserberg était enserrée, confinée, intense —étant jouée sur la petite scène du Finborough Theatre —, parfois feutrée. La mise en scène de Guillaume Doucet avait à disposition un espace autorisant un geste théâtral plus ample, pour présenter l’histoire comme une sitcom. Je suis évidemment ravi que le texte puisse faire l’objet de lectures différentes, ce que je considère comme un bon signe. Je trouve la mise en scène du Groupe Vertigo fantastique. »

PLUSDEOFF.com : « Even after seeing the play, its title MIRROR TEETH still intrigues me.  What is its significance ? » // « Même après avoir vu la pièce, son titre MIRROR TEETH m’intrigue toujours. Quel est son sens ? »

Nick Gill : « I would always rather write something that evokes a mood than something that tries to explain. In this case, I came up with the title before writing the play – I knew that it was going to be something hard, brittle, vicious and reflective, and it covers the tone of the play very succinctly. » // « J’essaie toujours d’écrire quelque chose qui traduit un état d’esprit plutôt qu’il n’explique. Ici, j’ai trouvé le titre avant d’écrire la pièce. Je savais que cela allait devenir quelque chose de violent, cassant, brutal, réfléchi, au final il exprime de manière concise le ton de la pièce. »

PLUSDEOFF.com : « Who are your favourite playwrights, and why ? » // « Quels sont vos auteurs dramatiques préférés, et pourquoi ? »

Nick Gill : « Caryl Churchill, George Orwell, Len Jenkin, Mac Wellman, Gertrude Stein, BS Johnson, Chris Morris, Georges Perec, Wallace Shawn, Douglas Hofstadter, Simon Stephens, Stewart Lee, to name a few; they’re all phenomenally clever people who have no fear of confronting the ills they see in the world, and whose work’s structure is always in dialogue with its content. » // « Caryl Churchill, George Orwell, Len Jenkin, Mac Wellman, Gertrude Stein, BS Johnson, Chris Morris, Georges Perec, Wallace Shawn, Douglas Hofstadter, Simon Stephens, Stewart Lee, pour n’en citer que quelques-uns. Ils sont tous prodigieusement intelligents, ne craignent pas de se confronter aux maux de la société, et la structure de leur travail dialogue toujours avec son contenu. »

PLUSDEOFF.com : « What are your writing projects ? » // « Quels sont vos projets d’écriture ? »

Nick Gill : « Well, like nearly every writer, I have a backlog of projects that I’m hoping to finish one day- not writing full-time and having a day job means that, unless it’s pretty certain that someone wants to read it, it can be hard to find the time and motivation to finish works in progress.  At the moment, I’m about to turn in a commission for the Royal Court, and I’m working on an adaptation for the Young Vic; assuming both of them go ahead, they should be onstage in early to mid 2015. » // « Comme presque tous les auteurs, j’ai une pile de projets que j’espère terminer un jour — je n’écris pas à plein temps et j’ai un autre travail — et à moins que quelqu’un veuille les lire, il est difficile de trouver le temps et la motivation pour en venir à bout. Actuellement, j’ai un projet avec le Royal Court, et je travaille sur une adaptation pour le Young Vic. En supposant que les deux aboutissent, ils devraient être présentés dans la première partie de 2015. »

— Propos recueillis par Walter Géhin, PLUSDEOFF.com

MIRROR_TEETH_AVIGNON_OFF_C_ABLAIN
MIRROR TEETH de Nick Gill, mise en scène de Guillaume Doucet (Le Groupe Vertigo) – crédit photo: C. Ablain
Advertisements

4 réflexions sur “Nick Gill : « It’s a little depressing to find out that the themes of prejudice, colonialism and oppression are more widespread than I’d originally envisaged. »

Votre avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s