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Gregori Baquet : « Je me revois encore, faisant un combat d’épée dans les rues, en guise de parade, dans l’indifférence générale, et jouer le soir devant six spectateurs. Dix ans plus tard, ça va mieux. »

Le lauréat du Molière 2014 de la révélation masculine est un habitué du Festival OFF d’Avignon. Cette année, il est à l’affiche de LES CAVALIERS (la critique), d’après le roman de Joseph Kessel, au Théâtre Actuel à 10h15. Entretien avec le comédien Gregori Baquet.

PLUSDEOFF.com : « Comment incarner au plus juste les personnages d’un roman d’aventures se déroulant en 1957 dans les steppes afghanes, quel travail préparatoire avez-vous effectué ? »

Gregori Baquet : « Lorsqu’on se plonge dans le roman de Joseph Kessel, on est déjà subjugué par la précision des détails fournis sur ce magnifique pays qu’est l’Afghanistan. Pour y avoir longuement voyagé, il offre aux lecteurs une multitude de précisions sur les paysages traversés, les odeurs et les gens que le héros va croiser tout au long de son périple.

De plus, j’ai la chance de travailler avec Eric Bouvron (ndlr: le co-metteur en scène de LES CAVALIERS, et comédien dans la pièce) qui, comme moi, aime les voyages et n’hésite jamais à s’imprégner des cultures locales à chacune de ses créations. Il m’a emmené l’an dernier en Ouzbekistan, pays limitrophe très proche de la culture et beaucoup moins dangereux que l’Afghanistan où se situe l’intrigue du roman. Nous avons passé un séjour incroyable, vivant avec les Ouzbeks, et chevauchant dans la steppe et les montagnes. Exactement ce qu’il nous fallait pour préparer ce spectacle. »

PLUSDEOFF.com : « De quelle manière est traitée le mouvement, inhérent à une pièce relatant des aventures dans des grands espaces ? »

Gregori Baquet : « Outre trois comédiens, il y a aussi sur scène un musicien tout à fait incroyable, Khalid K, qui à l’aide d’un matériel informatique et d’un micro va créer toutes les ambiances sonores, les bruitages et les musiques, en direct. Cet univers audio permanent nous accompagne dans nos chorégraphies scéniques et donne une plus grande facilité au spectateur pour s’immerger dans sa propre imagination, pour s’embarquer dans ce monde de courses de chevaux et de cavalcades effrénées. « 

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LES CAVALIERS, au Théâtre Actuel à 10h15 – crédit photo: Sabine Trensz

PLUSDEOFF.com : « Ces aventures restent-elles dans le registre épique, ou bien tendent-elles vers le drame ? »

Gregori Baquet : « J’ai envie de vous dire : les deux. L’un ne va pas sans l’autre en réalité. Nous démarrons comme un film d’aventures, au souffle épique, et petit à petit nous plongeons dans le drame de ce garçon qui va risquer sa vie et celle de son serviteur afin de racheter sa faute. Mais nous ne perdons jamais de vue le souffle épique de l’auteur. »

PLUSDEOFF.com : « La pièce est programmée à un horaire matinal, 10h15. À quel public s’adresse la pièce, les enfants y sont-ils conviés ? »

Gregori Baquet.com : « C’est un spectacle plutôt pour adultes, les spectateurs sont cependant invités à venir à partir de 8 ans. »

PLUSDEOFF.com : « Dernière question, lors des OFF précédents, vous avez joué LE K au Buffon, L’ECHANGE à La Luna, COLORATURE au Chien Qui Fume. Qu’a de particulier pour vous, en tant que comédien, le Festival OFF d’Avignon, et quel est votre meilleur souvenir au Festival ? »

Gregori Baquet : « Avignon est devenu mon deuxième « chez moi ». Cela fait maintenant 14 ans que je viens presque chaque année. J’y prends un grand plaisir, à jouer déjà,  et à croiser les gens du « métier » qui sont injoignables sur Paris. Et à retrouver les amis et la famille, puisque mon frère est un des co-directeurs du théâtre La Luna.

Mon meilleur souvenir ? Compliqué d’en distinguer un après toutes ces années. J’ai l’impression que chaque année surclasse la précédente ! Mais je garde en souvenir une de mes premières années où je me revois encore, faisant un combat d’épée  dans les rues, en guise de « parade », dans l’indifférence générale, et jouer le soir devant six spectateurs. Dix ans plus tard, ça va mieux… »

—Propos recueillis par Walter Géhin, PLUSDEOFF.com

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5 réflexions sur “Gregori Baquet : « Je me revois encore, faisant un combat d’épée dans les rues, en guise de parade, dans l’indifférence générale, et jouer le soir devant six spectateurs. Dix ans plus tard, ça va mieux. »

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