Note : 4 sur 5.

Et si vous assistiez à un match épique de Coupe du Monde de football depuis le canapé d’une bouillonnante famille sicilienne ? Ceci n’est pas la dernière offre en vogue d’un tour operator en vue du prochain Mondial brésilien, mais le cadre dans lequel se situe le texte de l’auteur italien Davide Enia.

Amener le football au théâtre, une expérience qui s’avère jubilatoire, tant cette famille vit intensément un match couperet de sa Squadra Azzura lors du Mondial espagnol de 1982. Une passe, un tir, une maladresse : chaque action prend des proportions inouïes. On a l’impression d’assister à un ralenti commenté avec une fébrilité aussi irrationnelle que passionnée. Un joueur vilipendé quelques instants auparavant (l’attaquant jusqu’alors inefficace Paolo Rossi) est déifié sitôt son premier but marqué.

La famille prie, s’accroche à ses grigris, s’égosille. Tout cela bien vivant devant nous, par la magie du texte bien sûr, également par l’interprétation de Solal Bouloudnine, fiévreux narrateur du match et de la comédie sicilienne, émouvant lorsqu’il s’agit d’évoquer l’acte de résistance de l’équipe de Kiev face aux nazis, à l’occasion d’un match de football qu’elle avait interdiction de gagner.

— Walter Géhin, PLUSDEOFF

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